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Patrimoine

La Forge Vagabonde sera présente aux journées européennes du patrimoine à Désaignes les 16 et 17 septembre 2017 !



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De la forge horizontale à la forge verticaleOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Passionné depuis toujours par les couteaux, j’ai commencé la forge à Mayotte en 2008 par le hasard d’une rencontre avec un coutelier amateur hollandais, Menno Philippo. Pendant un an, j’ai suivi une formation de coutellerie et de forge traditionnelle à  « Art et Recycle », une école d’artisanat associative, aujourd’hui fermée par manque de subvention. Elle était dirigée par BeBop, artiste résident et figure de l’artisanat à Mayotte.

A l’issu de cette formation, Zacharia , mon maître ou fundi (celui qui sait) m’a proposé de poursuivre mon initiation chez lui. J’ai donc été son élève un an de plus, et j’ai commencé l’apprentissage de  la fabrication du shombo, outil de coupe traditionnel mahorais forgé dans des lames de ressort de camion.Chez Zacharia comme chez tous les forgerons de l’île, la forge est au sol, à l’africaine : un trou parterre, un tube, un cône, un soufflet manuel, un bout de rail  ou de lame de tractopelle en guise d’enclume, du charbon de bois ou de coco et c’est partit !

Par la suite, j’ai cherché à acquérir un peu de matériel et ai commencé à forger pour moi : des couteaux, mes couteaux. A partir de là, j’ai travaillé à droite à gauche, chez des amis, dans des terrains vagues. J’emmenais mon enclume et tout le nécessaire partout où j’allais,  dans le coffre de ma voiture. J’étais devenu un vagabond de la forge.

DSC_1057De retour en métropole, après 4 années passées à Mayotte, j’ai enfin la possibilité de travailler chez moi, où la forge est devenue verticale et où  la houille a remplacé le charbon de bois.  Puis le gaz a remplacé la houille. Après de multiples lectures et une petite expérience à Mayotte, je me suis lancé dans l’aventure du damas et prends un plaisir chaque fois renouvelé lors de la révélation de mes lames.

Les lames que je forge aujourd’hui  sont bien éloignées des shombos mahorais, pourtant j’ai gardé de mon apprentissage l’esprit de la « récup » et l’habitude de travailler avec peu de matériel. Chacune de mes réalisations est  unique dans la forme et les matériaux utilisés. Je me suis également lancé, en autodidacte, dans le travail du cuir pour faire des étuis.

Tous mes couteaux sont fabriqués avec amour et dans la quête continuelle d’une amélioration de ma technique.

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